La traçabilité du lait et de la viande désormais obligatoire dans les produits transformés

Le décret, publié le 21 août 2016, qui rend obligatoire l’indication d’origine du lait et des viandes dans les produis alimentaires transformés est entré en vigueur le 1er janvier 2017 pour une période de deux ans.

Ce dispositif, qui pourra être pérennisé par la suite, va permettre aux citoyens de bénéficier d’une meilleure information mais permettra aussi aux entreprises agro-alimentaires de valoriser la composition de leurs produits transformés ainsi que le « Made in France ».

Un délai a été accordé aux industriels jusqu’au 31 mars 2017 pour écouler leurs produits étiquetés.

La provenance de la viande et du lait contenus dans les produits transformés contenant plus de 8 % de viande ou plus de 50% de lait doit maintenant obligatoirement être indiquée sur l’emballage afin de renseigner les consommateurs sur l’origine de ces produits.

Doivent être indiqués :

  • pour la viande: le pays de naissance, d’élevage et d’abattage des animaux ;
  • pour le lait : le pays de collecte, de conditionnement et de transformation.

Seules les préparations 100% viande française ou 100% lait français pourront porter l’étiquette « Produit d’origine française ».

Je me réjouis de cette avancée favorable pour mieux informer les consommateurs, favorable pour les producteurs français et favorable pour la qualité des produits ainsi que pour l’environnement. Les consommateurs s’estimaient en majorité mal informés sur la qualité des plats cuisinés (59%) et la moitié souhaitait connaître l’origine et le lieu de transformation des produits, selon une étude de l’Observatoire société et consommation publiée en juin 2016.

Par ailleurs, cette mesure contribue à contenir les dérives dans l’achat de matières premières par certaines entreprises agro-alimentaires, en fonction du seul prix, sans que la traçabilité et la qualité des produits ne soient prises en compte. Elle permettra de limiter les transports des matières premières agricoles à travers le monde et ainsi participer à la lutte contre l’effet de serre.

A l’issue de l’expérimentation, la France transmettra un rapport à la Commission européenne, qui devra alors décider d’une éventuelle continuation du dispositif, mais cette fois à l’échelle européenne.