Lundi 4 juillet 2016 – A propos du projet de traité de libre échange entre le Canada et l’ U. E. (appelé CETA)

Le traité devrait être mixte, mais seulement en partie ! Les parlements nationaux n’auront pas à se prononcer sur tout ce qui relève des compétences exclusives de l’Union européenne    (agriculture, marchés public, incertitude sur les services…). Il entrerait en vigueur anticipé dès début 2017.

Par exemple :

seules 42 Indications Géographiques seront protégées (en dehors des vins et alcools),

65 000 tonnes par an de viande bovine canadienne pourront venir sur nos marchés (ce quota avait été négocié dans le cadre de la présence du Royaume Uni, d’où la nécessité de le renégocier après le Brexit).

– les entreprises américaines ayant une filiale au Canada pourront ainsi utiliser ce traité pour concurrencer nos entreprises, voire les attaquer, ainsi que les États, devant les tribunaux de règlement des différends.

Ce semblant de démocratie ne va pas réconcilier les citoyens avec l’Union Européenne. Quand donc les institutions européennes se décideront-elles à écouter les peuples ?

IMG_0041 - CopieCi-dessus, avec la présidente de l’association Foodwatch, lors d’une réunion sur le Tafta et le CETA organisée à l’Assemblée.