Les perturbateurs endocriniens envahissent notre quotidien

Appel_prague_2005_nruaux - CopieEn moyenne, 34 molécules toxiques de perturbateurs endocriniens ont été retrouvées dans les cheveux des enfants et adolescents de 10 à 15 ans, d’après une étude menée sur 43 filles et garçons de cette tranche d’âge par le magazine 60 millions de consommateur du 20 avril 2017. Chez l’un d’entre eux, se sont même 54 molécules toxiques qui ont été retrouvées. Cette étude, menée par un laboratoire indépendant, révèle que vivre en ville ou à la campagne ne change rien au résultat.

L’étude a identifié six catégories de perturbateurs endocriniens parmi lesquels les bisphénols, hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), les pesticides ou encore les métaux lourds.

Les perturbateurs endocriniens sont particulièrement dangereux pour la santé des enfants. Ils seraient notamment une des causes de la recrudescence des cancers chez les enfants, à l’origine de malformations génitales mais aussi de la puberté précoce chez certaines petites filles. On les retrouve partout dans notre environnement de tous les jours. Chez soi, en voiture, dans notre environnement professionnel, dans la rue ou à la campagne…

«Les plastifiants sont les substances que nous avons trouvées en plus grande quantité sur les 254 perturbateurs endocriniens que nous avons recherchés», précise Kevin Fournier, ingénieur en charge de ce projet. Dix molécules de cette famille de perturbateurs endocriniens ont ainsi été retrouvées en moyenne dans un échantillon de cheveux. Or, «leur administration répétée chez le rongeur a permis d’identifier un effet sur le foie, les reins et sur le système reproducteur mâle, ces effets variant d’un phtalate à l’autre».

Afin de protéger les enfants, le magazine recommande de privilégier les cosmétiques bios, d’utiliser des emballages en verre ou en inox pour conserver ses aliments, ou encore, d’aérer régulièrement son logement où son lieu de travail.