L’agriculture biologique suscite l’engouement des Français

Une étude publiée par l’Agence Bio le 21 février 2017 souligne l’engouement des Français pour l’agriculture Bio.

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Les produits Bio ont progressé de 20% en un an dans le panier du consommateur. Les Français sont 89% à avoir consommé bio en 2016, et près de 7 Français sur 10 (69%) disent consommer régulièrement bio (au moins une fois par mois). Les consommateurs quotidiens de produits Bio étaient 15% en 2016, contre 10% en 2015 et 9% en 2014. Les produits laitiers, les œufs et la viande sont les produits en plus forte progression.

L’essor de la vente des produits bio est dû notamment au développement des enseignes spécialisées (dont les ventes ont progressé de 25% en 2016 par rapport à 2015) et à la part de plus en plus importante des rayons Bio dans les grandes enseignes. Nos concitoyens considèrent qu’ils peuvent faire confiance aux produits estampillés Bio : c’est la première raison, pour 83% d’entre eux, qui les pousse à acheter ce type de produits. Le bien-être animal est également en progression parmi les motivations des consommateurs (28% en 2016 contre 17% en 2014).

Par ailleurs, le nombre d’exploitants agricoles autorisés à bénéficier du sigle Bio a augmenté de 12% en un an (plus de 32 300 exploitants concernés au 31 décembre 2016). La surface agricole consacrée à l’agriculture biologique a progressé de 16% en 2016 et totalise 1,5 millions d’hectares (+5% par rapport à l’année précédente). La France est troisième au niveau de l’Union européenne. La région Auvergne Rhône-Alpes fait partie des 3 régions qui ont connu le plus grand nombre de conversions en 2016.

Cette progression, qualifiée d’« historique » par l’Agence Bio, s’explique par la demande des consommateurs, par la prise de conscience de la qualité de ces produits et de la nécessaire protection de l’environnement. Notons aussi que les agriculteurs en bio s’en tirent souvent mieux économiquement que ceux en « conventionnels » tout en créant plus d’emplois. Un effet d’entraînement est aussi à prendre en compte : « Il y a un phénomène de voisinage. Quand un agriculteur se convertit au bio, ses voisins s’interrogent et sont tentés de suivre l’exemple».