Communiqué-STMicroelectronics : L’ Etat Français doit exiger une stratégie industrielle conforme au soutien public de la filière

Le groupe ST Microelectronics est un leader européen de la filière électronique et numérique et un des employeurs privés les plus implantés en Isère (notamment à Grenoble et Crolles) avec plus de 6 000 emplois directs. Le groupe a annoncé récemment la fin de son activité de production dédiée aux décodeurs numériques avec la suppression de 1 400 emplois dans le monde, dont 430 en France. Le site de Grenoble, qui compte actuellement 750 salariés, est particulièrement impacté.

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Lors du rassemblement du 10 mars 2016 à Grenoble, en soutien aux salariés de STMicroelectronics

Ce plan de suppression d’emplois est le symptôme de l’absence d’une véritable stratégie industrielle de la part de la direction. Avec un niveau d’investissement très insuffisant, les salariés payent aujourd’hui les résultats d’une stratégie financière de court-terme au détriment d’un réel développement de l’activité, notamment dans le cadre de la transition énergétique.

Ce plan social est aussi la conséquence de l’absence de conditionnement des aides, conditionnement pourtant systématiquement préconisé par nos différents groupes d’élus. Dans le cadre du plan Nano2017, près de 1,4 milliards d’euros d’argent public ont été distribués par l’Etat et des collectivités sans jamais les assortir de garanties pour l’emploi et l’investissement.

Il n’est pas trop tard pour revenir sur cette décision. L’Etat français – actionnaire majeur de l’entreprise avec l’Etat italien -, doit maintenant assumer ses responsabilités et mettre tout son poids dans la balance :

– en affirmant l’importance de la filière numérique pour notre pays et en exigeant que cessent les destructions d’emplois dans ce secteur ;

– en réclamant une relance des investissements de Recherche et Développement appuyée sur une stratégie industrielle cohérente définie par une équipe de direction renouvelée.

Nous, élus de différents territoires isérois, apportons notre entier soutien aux salariés qui ont décidé de manifester leur incompréhension et leur profond désaccord ce jeudi 10 mars en se rassemblant à Grenoble.

Signataires :

Michèle Bonneton, Députée écologiste de l’Isère

Myriam Laïdouni-Denis et Emilie Marche, Conseillers régionaux « Rassemblement des citoyens écologistes solidaires »

Véronique Vermorel, Nadia Kirat, Benjamin Trocmé et Olivier Bertrand Conseillers départementaux de l’Isère

Pierre Mériaux, Conseiller municipal de Grenoble