Plusieurs textes réglementaires publiés par le Ministère de l’Environnement

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Dispositifs de soutien aux énergies renouvelables

Ces dispositifs de soutien concerneront trois filières : la filière éolienne, le solaire photovoltaïque et le biogaz issu de stations d’épuration.

Les installations solaires photovoltaïques bénéficieront d’un contrat pour l’électricité produite sous la forme d’un tarif d’achat et les filières éoliennes et biogaz du dispositif de complément de rémunération mis en place dans la Loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte.

Décret d’obligation de rénovation énergétique sur les bâtiments tertiaires

Paru le 10 mai 2017, il fixe une obligation de diminution de la consommation énergétique de ces bâtiments de 25% d’ici 2020 puis de 40% d’ici 2030.

Les bâtiments tertiaires sont définis par le Ministère comme «appartenant à un propriétaire unique, à usage de bureaux, d’hôtels, de commerces, d’enseignement et les bâtiments administratifs, regroupant des locaux d’une surface supérieure ou égale à 2000 m2 de surface utile ».

Seuls les constructions provisoires dont la durée d’utilisation prévue est de moins de 2 ans ainsi que les monuments historiques classés qui risqueraient d’être dénaturés n’auront pas à remplir ces obligations.

Comme le Syndicat interprofessionnel du génie électrique et climatique (SERCE), je salue ce décret mais regrette toutefois que le texte ne soit pas un peu plus contraignant.

Arrêté encadrant l’épandage des produits phytosanitaires : un texte édulcoré

Publié le 7 mai 2017, l’arrêté encadrant l’épandage des produits phytosanitaire est la version remaniée d’un texte précédemment abrogé par le Conseil d’Etat. Le gouvernement a malheureusement choisi d’en alléger sensiblement le caractère contraignant, par exemple en supprimant la mesure permettant la mise en place de zones non traitées (ZNT) à proximité des habitations et des espaces publics.

Les fossés par ailleurs ne feront pas l’objet d’une protection telle qu’elle est pourtant prévue dans le texte pour les points d’eau contre les risques de ruissellement ou de dérive de pulvérisation.

Un droit d’initiative citoyenne pour les projets environnementaux

Un décret publié le 27 avril 2017 créé « un droit d’initiative citoyenne » : la Commission nationale du débat public (CNDP) pourra être saisie par 10 000 citoyens, 10 parlementaires, une collectivité ou une association agréée au plan national qui souhaiteraient engager un débat public ou une concertation préalable sur un projet environnemental d’ampleur nationale.

D’autre part, 20% des citoyens des communes dont l’environnement serait affecté par un projet, mais aussi une collectivité, une association agrée au plan national (ou deux agrées au plan départemental), pourront saisir le préfet et demander l’organisation d’une concertation préalable sur ce projet.

Je salue cette décision qui renforce la participation du public et des citoyens dans les projets susceptibles d’avoir une incidence négative sur l’environnement.

Plan national de réduction des émissions de polluants atmosphériques

Il se compose d’un décret, qui fixe des objectifs chiffrés de réduction des émissions des principaux polluants à horizon 2030 : (- 77 % pour le dioxyde de soufre, – 69 % pour les oxydes d’azote, – 52 % pour les composés organiques volatils, – 57 % pour les particules fines et – 13 % pour l’ammoniac en 2030 par rapport à 2005) et d’un arrêté établissant, pour la période 2017-2021, les actions et les modalités opérationnelles pour parvenir à cet objectif.

  • Transports: poursuite de la convergence essence-gazole, développement des véhicules à faibles émissions, généralisation de l’indemnité kilométrique vélo mise en œuvre des certificats Crit’Air, contrôle des émissions réelles des véhicules…
  • Industrie: application des meilleures techniques disponibles (cimenteries, installations de combustion…) et renforcement des contrôles.
  • Agriculture: réduction des émissions d’ammoniac avec par exemple l’utilisation d’autres formes d’engrais moins émissives, surveillance et mesure des produits phytopharmaceutiques dans l’air ambiant et accompagnement du secteur agricole par la diffusion des bonnes pratiques et le financement de projets pilote.

La ministre de l’Environnement présente un bilan de l’application de la Loi de Transition énergétique

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solar-cells-491701_1920 - Copie - CopieLa ministre de l’Environnement a présenté lors du Conseil des ministres du 19 avril 2017 un bilan de l’application de la loi de Transition énergétique pour la croissance verte, adoptée définitivement par l’Assemblée nationale le 22 juillet 2015. Vous en trouverez ci-dessous les points essentiels:

Cette loi fixe l’objectif d’atteindre 32 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie d’ici 2030 et de réduire celle-ci de 50 % en 2050 par rapport à 2012.

Les nombreux textes d’application sont désormais quasiment tous publiés :

– 100 % des 19 ordonnances ont été prises en Conseil des ministres et les lois autorisant leurs ratifications sont en cours d’achèvement ;

– 98 % des décrets – sur un total de 162 mesures à prendre – ont été soumis au Conseil d’Etat ou mis en signature, et 95 % sont publiés.

Les grands outils de planification sont en place :

  • la Stratégie nationale bas carbone (SNBC) a été publiée en novembre 2015.
  • la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) du 28 octobre 2016 donne aux filières de l’électricité, du gaz et de la chaleur renouvelables la visibilité nécessaire pour ce développement, avec un calendrier prévisionnel des appels d’offres.
  • les PPE de Corse, de Guyane, de la Guadeloupe, de la Réunion et de Mayotte sont publiées ; celles de Guadeloupe et de Mayotte le seront prochainement ; la PPE de la Martinique est en cours d’examen par l’Autorité environnementale.
  • le Plan de réduction des émissions de polluants atmosphériques (PREPA)  a été publiée récemment et la stratégie nationale de mobilisation de la biomasse le sera prochainement.

Pour la première fois, la stratégie énergétique de la France a fait l’objet d’un débat avec la société civile qui s’est poursuivi dans son application. Pour favoriser la démocratie participative, le décret créant le droit d’initiative citoyenne pour les projets d’investissement de plus de 10 M€ a été publié (voir ci-dessous).

IMG_99701 - CopieCi-dessus, lors du lancement du TEPOS (Territoire à Energie Positive) dans le Pays Voironnais et la Chartreuse, le 21 juin 2016 à Voreppe.

L’application de la loi a été portée par un accompagnement technique et un soutien financier concernant tous les secteurs économiques (bâtiments, transports, industrie …), mais également les citoyens et les territoires :

  • le fonds de financement de la transition énergétique : 750 M€ pour appuyer les actions de plus de 550 territoires à énergie positive, consolider plusieurs programmes de recherche dédiés à la transition écologique, soutenir les entreprises innovantes de la Green tech verte et réaliser des investissements dans les exploitations agricoles pour limiter les rejets d’ammoniac et améliorer la qualité de l’air
  • le crédit d’impôt transition énergétique de 30 % pour favoriser les travaux d’économies d’énergie ;
  • des actions pour une agriculture toujours plus respectueuse de l’environnement : tarifs d’achat d’électricité adaptés à la méthanisation agricole et contribuant à la diversification des revenus des exploitants ;
  • le dispositif des certificats d’économie d’énergie : une partie de l’obligation faite aux fournisseurs d’énergie de financer des économies d’énergie est désormais dédiée à la lutte contre la précarité énergétique ; le décret qui fixe le volume d’obligation pour la période 2018-2020 a été publié le 2 mai 2017;
  • le soutien à l’achat de véhicules propres (grâce à une aide allant jusqu’à 10 000 € pour remplacer les véhicules diesel anciens) et à l’installation de bornes électriques ;
  • le programme des investissements d’avenir : 500 M€ engagés pour soutenir l’innovation dans les technologies bas-carbone.

CS_KajuWcAAJ5Ya.jpg-large-CopieParticipation à une table ronde sur le thème « La transition énergétique, de l’or vert pour les régions. Croissance, emplois, autonomie », mercredi 4 novembre 2015, au centre d’information de l’Ambassade d’Allemagne à Paris.

Concernant la « finance verte » :

  • la France a émis, le 24 janvier, la première obligation verte souveraine à hauteur de 7 milliards d’euros avec plus de 23 milliards d’offres par plus de 200 établissements financiers intermédiaires et investisseurs français et étrangers ;
  • La France a fixé ses objectifs en matière de tarification du carbone dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte avec 56 € par tonne de carbone en 2020 et 100 € en 2030.

Des avancées ont été obtenues dans le domaine de l’économie circulaire et de la lutte contre toutes les pollutions:

  • l’interdiction des sacs de caisse à usage unique est effective depuis le 1er juillet 2016. Depuis le 1er janvier 2017, les sacs « fruits et légumes » ont été remplacés par des sacs composés de matières végétales et compostables ;
  • depuis le 1er janvier 2017, les pesticides ne sont plus autorisés pour l’entretien des espaces verts, des forêts, des voiries ou des promenades accessibles au public ; la vente de pesticides dans les jardineries ne se fait plus en libre-service.

Quelques chiffres donnés par le Ministère :

  • la puissance éolienne et solaire installée a augmenté de 25 % : les énergies renouvelables électriques peuvent représenter désormais, à la pointe de midi, l’équivalent de la puissance de 6 réacteurs nucléaires. Par rapport à 2013, les emplois éoliens ont crû de plus de 30% ;
  • les projets de chaleur renouvelable et de récupération aidés par le Fonds chaleur ont augmenté de près de 30 % ;
  • le seuil de 100 000 véhicules électriques a été franchi début 2017. 15 000 bornes de recharge pour véhicules électriques sont installées et plus de 5 millions d’exemplaires de certificats de qualité de l’air ont déjà été délivré ;
  • les 554 territoires à énergie positive pour la croissance verte représentent plus de 15 000 communes (métropole et outre-mer) et concernent plus de 40 millions de Français.

Toutefois, un rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) publié le 14 avril 2017 affirme que « l’essentiel des efforts reste encore à faire » pour que la France atteigne l’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

L’étude du CGEDD évoque « plusieurs facteurs favorables » à la lutte contre les gaz à effet de serre, comme par exemple l’Accord de Paris de décembre 2016,  la Stratégie nationale bas carbone arrêtée en novembre 2015 ou encore la baisse des coûts des énergies renouvelables.

Nous devons tous accentuer nos efforts, essentiellement dans plusieurs domaines.

le secteur des transports: premier émetteur de gaz à effet de serre (30% du total national), ses rejets de gaz ont augmenté depuis 1990 avec l’accroissement du trafic des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers. Afin d’inverser cette tendance, le rapport suggère de promouvoir les véhicules électriques, le covoiturage et l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules.

le secteur du bâtiment: le CGEDD préconise d’accélérer sensiblement la rénovation énergétique des bâtiments. L’objectif de rénover 500 000 logements par an est loin d’être atteint. En 2014, par exemple, le nombre de logements rénovés étaient inférieurs à 400 000 (parcs privé et HLM confondus). Le secteur du bâtiment est le second émetteur de gaz à effet de serre.

le secteur de l’agriculture (20% des émissions): si le CGEDD reconnaît que ce secteur est plus difficile à décarboner, il encourage cependant le développement de l’agro-écologie ou la lutte contre le gaspillage alimentaire.

– le secteur de l’industrie (18% des émissions), dans lequel des progrès peuvent être réalisés en développant plus encore l’économie circulaire.

Je partage l’ensemble des recommandations du CGEDD.

Le Conseil général de l’environnement et du développement durable appelle la France à intensifier ses efforts pour réduire les gaz à effet de serre

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Publié le 14 avril 2017, un rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) affirme que « l’essentiel des efforts reste encore à faire » pour que la France atteigne l’objectif de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2050.

Cet objectif a été définitivement gravé dans la Loi de Transition énergétique adoptée par l’Assemblée en juillet 2015.

L’étude du CGEDD évoque « plusieurs facteurs favorables » à la lutte contre les gaz à effet de serre, comme par exemple l’Accord de Paris de décembre 2016,  la Stratégie nationale bas carbone arrêtée en novembre 2015 ou encore la baisse des coûts des énergies renouvelables.

Nous devons tout accentuer nos efforts, essentiellement dans plusieurs domaines.

le secteur des transports: premier émetteur de gaz à effet de serre (30% du total national), ses rejets de gaz ont augmenté depuis 1990 avec l’accroissement du trafic des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers. Afin d’inverser cette tendance, le rapport suggère de promouvoir les véhicules électriques, le covoiturage et l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules.

le secteur du bâtiment: le CGEDD préconise d’accélérer sensiblement la rénovation énergétique des bâtiments. L’objectif de rénover 500 000 logements par an est loin d’être atteint. En 2014, par exemple, le nombre de logements rénovés étaient inférieurs à 400 000 (parcs privé et HLM confondus). Le secteur du bâtiment est le second émetteur de gaz à effet de serre (26% du total).

le secteur de l’agriculture (20% des émissions): si le CGEDD reconnaît que ce secteur est plus difficile à décarboner, il encourage cependant le développement de l’agro-écologie ou la lutte contre le gaspillage alimentaire.

– le secteur de l’industrie (18% des émissions), dans lequel des progrès peuvent être réalisés en développant plus encore l’économie circulaire.

La fermeture de Fessenheim encore repoussée

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La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim (Alsace), la plus vieille de France, a encore été repoussée. Un décret « abrogeant l’autorisation d’exploiter la centrale de Fessenheim » a pourtant été publié le 9 avril, mais les conditions fixées par EDF, dont le conseil d’administration s’est réuni le 6 avril dernier, repoussent la vraie fermeture vers 2018, peut-être même au-delà.

800px-2010_06_04_Centrale_nucléaire_de_Fessenheim2 - CopieL’entreprise exige en effet que la centrale de Flamanville soit mise en service avant toute fermeture de la centrale alsacienne. La deuxième contrainte est le maintien de la capacité de production d’EDF au niveau actuel. Le gouvernement n’a pas le pouvoir de prononcer la fermeture et c’est EDF qui lui en adressera la demande, six mois seulement avant le démarrage de Flamanville, soit au plus tôt en 2018.

La promesse de campagne de François Hollande, qui avait affirmé que Fessenheim serait fermée dès 2016, ne sera donc même pas réalisée durant son mandat.

Ce nouveau délai, imposé par EDF, pose un véritable problème de gouvernance politique et de démocratie. Il n’est pas normal que la décision finale revienne au seul opérateur, dont l’Etat est d’ailleurs actionnaire à plus de 80%.

Un accord avait pourtant été trouvé de justesse le 24 janvier 2017 : il est prévu que l’Etat verse au fournisseur d’électricité un minimum de 489 millions d’euros d’ici 2041, dont 100 millions d’euros versés dès la fermeture des deux réacteurs alsaciens. EDF avait conditionné le déclenchement du processus de fermeture des réacteurs de Fessenheim à un accord sur son indemnisation.

L’entreprise avait fixé en outre trois autres conditions préalables à la fermeture de Fessenheim, toutes validées depuis:

– l’absence d’opposition de la Commission européenne à l’accord d’indemnisation ;

– la garantie de pouvoir exploiter le deuxième réacteur de la centrale de Paluel en Seine-Maritime ;

– la garantie de la poursuite de la construction de l’EPR de Flamanville.

Je regrette ces décisions qui mettent en danger la sécurité de nos concitoyens et compromettent les engagements pris dans la Loi de Transition énergétique (juillet 2015) pour réduire la part du nucléaire à 50% de la production d’électricité à l’horizon 2025.

Il est indispensable de procéder au plus vite à la fermeture de cette centrale mise en service depuis 1977 et située sur une faille sismique, qui suscite depuis longtemps maintenant l’inquiétude des défenseurs de l’environnement comme des pays frontaliers, l’Allemagne et la Suisse.

Le développement de l’énergie solaire pourrait créer 20 000 emplois d’ici 2023

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Une étude sur les retombées socio-économiques de la filière solaire française, réalisée par les acteurs de la filière dont ENERPLAN (Syndicat des professionnels de l’Energie Solaire) en partenariat avec l’ADEME, montre que la filière solaire, qui gagne progressivement en compétitivité, pourrait créer plus de 20 000 emplois d’ici 2023.

solar-cells-491701_1920 - CopieLa Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE), publiée en octobre 2016, a fixé des objectifs ambitieux pour le développement de l’énergie solaire :

– Pour le photovoltaïque, l’objectif est d’arriver, à une fourchette de 18,2 à 20,2 gigawatts (GW) installés en 2023, soit entre 11 et 13 GW supplémentaires par rapport à aujourd’hui. Ce scénario devrait permettre la création de 10 000 emplois supplémentaires et donc quasiment doubler le nombre d’emplois actuels (autour de 11 500 aujourd’hui). Une part de plus en plus importante des emplois est liée à la maintenance et constitue donc une source d’emplois pérennes et non délocalisables.

– Dans le secteur du solaire thermique (chauffe-eaux solaires par exemple), la trajectoire fixée par la PPE (entre 270 et 400 kilotonnes équivalent pétrole de production en 2023) permettrait de créer également 10 000 emplois supplémentaires. 

Ce scénario apporterait aussi des revenus supplémentaires aux collectivités locales (de l’ordre de 128 millions d’euros à partir de 2023).

De plus, compte tenu de la baisse du coût moyen de production, le besoin en soutien public sur la période 2016-2023 sera inférieur à celui apporté entre 2007 et 2016.

Enfin, l’étude montre que la baisse des coûts des installations en toitures va permettre le décollage progressif, durant les 5 prochaines années, du marché de l’autoconsommation.

Pour Daniel Bour, président d’ENERPLAN : « l’électricité solaire est au cœur d’un écosystème technologique et industriel innovant à l’échelle mondiale, dont la France doit pleinement tirer parti ».

Je salue les initiatives de notre territoire qui vont dans ce sens.

9 février 2017 – Le projet de Loi relatif à la ratification de deux ordonnances sur l’autoconsommation d’électricité et la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables

solar energy panels and wind turbine

L’Assemblée a définitivement adopté ce texte de loi jeudi 9 février 2017.

La première ordonnance vise à faciliter le développement de l’autoconsommation d’électricité, l’un des objectifs de la Loi de transition énergétique adoptée en juillet 2015. L’autoconsommation d’électricité est encore faible en France, contrairement à d’autres pays européens.

L’ordonnance complète le Code de l’énergie pour y inclure une définition des opérations d’autoconsommation, qui consistent, pour un producteur, à consommer lui-même tout ou partie de l’électricité produite par son installation.

L’ordonnance introduit également la notion d’autoconsommation « collective » lorsque plusieurs producteurs ou consommateurs participent à cette opération ; ces personnes doivent dans ce cas se regrouper au sein d’une entité juridique (association, coopérative…) créée spécifiquement à cet effet. Le texte prévoit aussi que les gestionnaires de réseau de transport et de distribution seront tenus de faciliter les opérations d’autoconsommation ; la Commission de régulation de l’énergie (CRE) devra fixer des tarifs spécifiques pour les utilisateurs de ces réseaux qui participent à des opérations d’autoconsommation.

La seconde ordonnance vise à permettre une meilleure intégration des énergies renouvelables au marché.

Un article prévoyait la suppression de la garantie d’origine (GO) renouvelable et donc de la traçabilité de l’électricité d’origine renouvelable lorsque celle-ci bénéficie d’un mécanisme de soutien: un coup dur porté aux consommateurs, aux entreprises et aux coopératives qui se sont engagées dans la production d’énergie électrique renouvelable, qui n’auraient plus pu garantir dans leur contrat que le consommateur utilise bien de l’énergie d’origine renouvelable.

La directive européenne de 2009 ainsi que la Commission de régulation de l’énergie (CRE) et le Conseil supérieur de l’énergie (CSE) encouragent pourtant la garantie d’origine. J’ai défendu en Commission des affaires économiques un amendement visant à supprimer cet article, de façon à pouvoir assurer la traçabilité de l’origine de l’énergie électrique.

En séance, un amendement a finalement été adopté pour mettre en place un dispositif de vente aux enchères par l’Etat des garanties d’origine. L’amendement adopté permet aux producteurs d’électricité verte (installations de plus de 100 kilowatts) bénéficiant d’un mécanisme de soutien d’émettre, dans certaines conditions, des garanties d’origine. Celles-ci sont inscrites sur un registre et vendues aux enchères par l’Etat aux fournisseurs qui proposent des offres d’électricité verte. Les enchères seront assorties d’un prix minimum, pour éviter de tirer vers le bas le prix des garanties d’origine. Cette mesure vise à maintenir la traçabilité de l’électricité verte tout en restreignant les cumuls d’aides pour les producteurs d’électricité renouvelable. Elle permet de conserver une traçabilité de l’électricité verte pour les consommateurs.

Mes questions écrites au gouvernement et les réponses des ministres concerncés

J’adresse régulièrement, souvent à la demande de citoyens de notre circonscription, des questions écrites aux membres du gouvernement, que je vous invite à retrouver ci-dessous, avec pour chacune les réponses des ministres concernés:

  • Les moyens affectés à l’Autorité de sureté nucléaire (ASN) et à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN)

Question adressée à Mme la Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer :

retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre

  • La mise sur le marché simplifiée pour les préparations naturelles non préoccupantes

Question adressée à M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

retrouvez la question et la réponse de M. le Ministre

  • La transformation des communautés hospitalières de territoires (CHT) en groupements hospitaliers de territoire (GHT)

Question adressée à Mme la Ministre des affaires sociales et de la santé :

retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre

  • La réforme du code minier et l’interdiction définitive de l’exploitation des hydrocarbures non conventionnels (gaz et huiles de schiste)

Question adressée à Mme la Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer :

retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre

  • Les anomalies identifiées sur les réacteurs nucléaires français

Question adressée à Mme la Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer :

retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre

  • La fixation et le contrôle des prix agricoles

Question adressée à M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

retrouvez la question et la réponse de M. le Ministre

  • La situation des crédits de l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat

Question adressée à Mme la Ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer :

retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre

  • La réglementation pour l’utilisation des produits phytosanitaires

Question adressée à M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

retrouvez la question et la réponse de M. le Ministre

  •  Le Mémorial national de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie

Question adressée à M. le Ministre de la défense, chargé des anciens combattants et de la mémoire : retrouvez la question et la réponse de M. le Ministre

  • La pyrale du buis

Question adressée à M. le Ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt :

retrouvez la question et la réponse de M. le Ministre

  • Les décrets de la loi relative à la consommation visant à assainir et rééquilibrer les relations commerciales entre les distributeurs et leurs fournisseurs

Question adressée à Mme la secrétaire d’État, auprès du ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique, chargée du commerce, de l’artisanat, de la consommation et de l’économie sociale et solidaire : retrouvez la question et la réponse de Mme la Ministre