Communiqué-Davantage de produits locaux, de saison et bio dans les cantines!

A l’initiative des députés écologistes, qui défendaient cette mesure depuis leur proposition de loi de janvier 2016, un amendement a été adopté, à l’unanimité et de façon définitive, dans le cadre du Projet de Loi Egalité et citoyenneté.

Cet amendement prévoit que les restaurants collectifs publics devront proposer, d’ici 2020 : 40% de produits provenant de circuits courts ou répondant à des critères de développement durable et 20% de produits issus de l’agriculture biologique.

Les entreprises devront également insérer l’alimentation durable dans leur politique de Responsabilité Sociale et Environnementale (RSE), avec, par exemple, des exigences en matière de consommation alimentaire durable, de lutte contre le gaspillage alimentaire et le suremballage…

Pour Michèle Bonneton, il s’agit « de décisions importantes qui vont contribuer à démocratiser une alimentation saine, via la restauration collective, et à soutenir notre agriculture locale en favorisant la consommation – et donc la production – de produits de saison, de qualité et de proximité. Les citoyens-consommateurs et les agriculteurs en seront les premiers bénéficiaires ! »

De plus, le décret ministériel du 25 mars 2016 introduit une évolution réglementaire déterminante en autorisant le critère de « circuits courts » dans les marchés publics concernant l’alimentation.

Ainsi, le délai de 3 ans va permettre aux filières de se structurer pour répondre à ce nouveau marché. « Il s’agit de mesures largement soutenus par nos concitoyens, un sondage Ifop de janvier 2016 a montré que plus de 3 français sur 4 sont favorables au vote d’une loi imposant l’introduction d’aliments issus de l’agriculture biologique, locaux et de saison dans la restauration collective  » ajoute la Députée de la 9ème circonscription de l’Isère.

Des outils pour faciliter l’approvisionnement local et de qualité dans la restauration collective

Les élus et les acheteurs publics pourront dans les contrats, les marchés publics et les cahiers des charges mettre des clauses qui privilégient les produits alimentaires en circuits courts d’approvisionnement, pour la restauration collective (décret du 25 mars 2016).

De plus, dans un contexte difficile pour certaines filières de l’agriculture française, le gouvernement a présenté une série de mesures concrètes pour favoriser et accompagner le développement de l’approvisionnement local et de qualité des cantines scolaires.

Les élus et les acheteurs publics pourront dans les contrats, les marchés publics et les cahiers des charges mettre des clauses qui privilégient les produits alimentaires en circuits courts d’approvisionnement, pour la restauration collective.

C’est un moyen de garantir aux productions locales des débouchés tout en évitant des transports inutiles et nocifs à l’environnement.

Trois guides pratiques sont disponibles pour:

  • favoriser l’approvisionnement local et de qualité en restauration collective ;
  • utiliser les plateformes collectives pour développer l’approvisionnement local en restauration collective
  • et soutenir financièrement l’approvisionnement de la restauration collective en produits locaux et de qualité.

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Publié dans Bio, Circuits courts