Ma réaction face aux attentats du 13 novembre et la prolongation de l’état d’urgence

Mardi 24 novembre 2015

Nous avons été touchés au cœur.

La France est endeuillée, nous partageons la souffrance des proches des victimes. Je veux saluer et remercier les pompiers, les forces de l’ordre, le personnel médical et tous les bénévoles : ils ont fait le maximum et nous en sommes fiers.

Nous sommes en « état d’urgence » pour trois mois, à partir du vendredi 20 novembre. L’objectif étant de donner plus de moyens à l’État pour démanteler les réseaux très dangereux.

Un triple contrôle est mis en place : par l’information du procureur, du juge judiciaire ainsi que des députés et des sénateurs (les deux  commissions des lois du Sénat et de l’Assemblée nationale seront informées chaque semaine des actions conduites).

Il s’agit de pouvoir effectuer plus rapidement des perquisitions ; principalement pour rechercher des armes (s’il y a infraction, c’est le droit commun qui s’applique alors). Dans l’hypothèse de menaces identifiées : l’assignation à résidence sera facilitée. Un troisième type de mesure : la dissolution possible d’associations ou regroupement de fait pouvant nuire gravement à l’ordre public devra être maniée avec beaucoup de précautions et de sagesse : nous y veillerons.

Nous sommes dans un moment très anxiogène, il est nécessaire d’agir rapidement et efficacement contre le terrorisme, mais avec des garanties contre des décisions arbitraires, c’est pourquoi j’ai approuvé l’état d’urgence alors que je suis très attachée à la défense des libertés publiques. J’ai déposé des amendements pour limiter la durée de cet état d’urgence et pour mieux cibler les personnes concernées, ces amendements n’ont pas été acceptés.

Il faut agir sur d’autres plans : meilleure coordination de services de renseignement internationaux, plus de moyens humains, (la suppression des renseignements généraux et de 12 000 postes de gendarmes et de policiers sous le quinquennat de N. Sarkozy est une catastrophe). Mais aussi directement contre Daech en asséchant leurs sources de financement et leurs possibilités de mouvements financiers, entre autres. Je suis formellement opposée au piège que constituerait des attaques militaires au sol.

Ne cédons pas à la peur, évitons toute fracture de notre société : ce serait faire le jeu des barbares. Préservons notre vivre ensemble basé sur nos belles valeurs : liberté, égalité, fraternité qui se conjuguent parfaitement avec laïcité.

Attentats terroristes du vendredi 13 novembre 2015 à Paris et en Île-de-France

Des attaques terroristes sans précédent ont frappé Paris et l’Île-de-France, vendredi 13 novembre 2015. Ces actes de barbarie inhumaine sont odieux. J’imagine la douleur des familles et des proches des victimes et je les assure de toute ma sympathie. Je me sens personnellement endeuillée après ces attentats qui ont été menés contre nos modes de vie, nos libertés publiques et nos valeurs démocratiques.

Minute-silence-2Lors de la minute de silence qui a été observée à l’Assemblée nationale par les députés, leurs collaborateurs et les personnels de l’Assemblée, lundi 16 novembre 2015 (cliquer sur la photo pour l’agrandir).

Je tiens à rendre hommage aux forces de l’ordre et aux personnels de secours (pompiers, médecins, personnel soignant…) qui ont dû opérer dans des circonstances particulièrement difficiles, ainsi qu’aux nombreux bénévoles venus offrir leur temps, leurs compétences ou leur sang.

J’affirme par ailleurs mon soutien et ma confiance au Président de la République ainsi qu’aux autorités. En ces instants dramatiques pour notre pays, il faut agir avec fermeté et sang-froid, dans le respect de notre démocratie et du droit.

L’objectif des terroristes, clairement énoncé dans des documents et des publications présents sur internet, est de pousser les gouvernements à renoncer à leurs principes démocratiques et à réprimer les populations musulmanes avec l’espoir que ces dernières se soulèvent à leur tour (ceci est théorisé par Al-Quaïda). Il faut donc être prudent et s’opposer aux mesures qui préconisent l’internement de toutes les personnes susceptibles d’être radicalisées.

En revanche, nous devons absolument renforcer les moyens et les effectifs des magistrats et des enquêteurs de police judiciaire. Selon l’ancien juge au pôle antiterroriste de Paris, Marc Trévidic (Les Echos du 16 novembre 2015), les juges n’ont pas les moyens de traiter les renseignements qui leur sont transmis : près de 2500 personnes travaillent au renseignement contre 150 seulement du côté judiciaire.

Il faut d’autre part mettre fin à la vente, à l’achat et à la détention d’armes dans notre pays. Nous, citoyens, devons aussi apprendre collectivement à nous protéger, voire à nous défendre.

A l’international, il faut que la France sorte de l’ambiguïté dans nos relations avec des pays comme l’Arabie Saoudite et le Qatar.

L’hommage de la Nation en ces jours de deuil est essentiel pour se sentir tous unis face à ce terrible drame et je remercie tous ceux qui y participent.

Minute silence 3

Newsletter – juillet 2015

Jeudi 9 juillet 2015

NEWSLETTER
A L’ASSEMBLEE NATIONALE

La Loi « Macron » et l’usage de l’article 49-3

Le gouvernement a décidé de décréter l’application de l’article 49-3 concernant la Loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (Loi « Macron »), ce qui signifie que les députés n’ont pas pu voter ce texte.

Qui plus est, nous n’avons pas pu le discuter et l’amender, donc le modifier éventuellement, dans l’Hémicycle. Certes, le texte a été étudié en Commission spéciale, où j’ai siégé du 8 au 11 juin 2015, mais cette commission n’accueille qu’un nombre très restreint de députés.

Je suis donc extrêmement mécontente de cette façon de procéder, car il s’agit là d’un processus qui nie le rôle des députés, chargés de discuter et voter les textes, et qui représentent tous les Français.

Parmi les grands regrets de ce texte :

Environnement

• Le Code de l’environnement sera malheureusement modifié par ordonnances, sans que leur contenu n’ait été précisément défini par le Ministre. Un « droit d’initiative » pour les citoyens a été introduit, mais il est simplement cité dans le texte sans que l’on sache encore exactement ce qu’il signifie dans les faits.

1Lors de la soirée de débat organisée par EELV : « La maison brûle », sur le changement climatique, mardi 23 juin 2015, avec des élus, la Secrétaire nationale d’EELV et le Président de l’Assemblée nationale.

  • L’article 29, qui met un terme aux procédures de démolition pour les constructions illégales, a été réintroduit par le gouvernement dans sa version initiale alors que l’Assemblée nationale puis le Sénat l’avaient supprimé. C’est une atteinte grave à la démocratie et à notre droit.

Pour plus de détails, retrouvez à ce sujet ma tribune sur le site Mediapart.fr, ainsi qu’un article du Canard enchainé.

Transports

  • Des lignes d’autocar privées pourront être mises en place si la distance entre deux villes desservies est de 100 km, alors que la SNCF demandait que cette distance soit portée à 200 km. Il y aura donc une plus grande concurrence entre ces autocars privés et les trains de la SNCF.

Travail

• Le texte porte aussi atteinte au Code du travail : pour ne citer qu’un seul exemple, les indemnités demandées lors de la tenue des Prud’hommes, dans le cas d’un licenciement sans cause réelle, sont à présent plafonnées. Le juge n’est donc plus libre de fixer selon les cas les compensations qu’il estime juste pour ces licenciements. On peut d’ailleurs se demander si cette « innovation » juridique est vraiment constitutionnelle…

• L’extension du travail du dimanche et du travail de nuit, à laquelle je suis opposée, exceptée peut-être dans les zones touristiques. Il sera désormais possible de travailler 12 dimanches par an, ceci sur l’ensemble du territoire français.

• La privatisation des sociétés de gestion des aéroports de Lyon et de Nice qui sont rentables.

Il est clair que le recours à l’article 49-3 n’est pas justifié par la volonté de gagner du temps, mais plutôt car le gouvernement craignait de ne pas obtenir la majorité sur ce texte, notamment au sein du groupe socialiste, qui compte de nombreux députés clairement opposés à cette loi.

Je n’ai pas signé la motion de censure présentée par l’opposition, car je regrette qu’elle ne fasse pas la distinction entre un texte de loi et la responsabilité globale du gouvernement : je ne souhaite pas en effet faire « tomber » le gouvernement mais signifier mon désaccord profond avec cette loi.

Retrouvez mes deux vidéos concernant la loi « Macron » en suivant les liens suivants :

Retour sur les points saillants de la Loi « Macron » lors de son examen par la Commission spéciale

La loi « Macron » et l’usage de l’article 49-3 : le travail parlementaire confisqué

Dernière minute : – Le gouvernement a introduit dans le texte de loi un article qui entérine le projet d’enfouissement profond des déchets radioactifs (CIGEO). Nous sommes complètement opposés à cette disposition, qui occulte complétement le débat sur la réversibilité du système. Pourquoi ne pas faire des recherches, mais on passe là carrément au stade industriel.
– lors de la lecture définitive du texte à l’Assemblée, jeudi 9 juillet, le gouvernement a décidé d’appliquer l’article 49-3. Une fois de plus, à ce propos de cette loi, le parlement est dessaisi de ses prérogatives : les députés ne pourront pas discuter et encore moins amender le texte.

La Loi renseignement : pourquoi j’ai voté contre

Le Projet de loi renseignement a été approuvé, en seconde lecture, à l’Assemblée nationale, mercredi 14 juin 2015. J’ai voté contre ce texte.

Le vote de cette loi intervient au moment même où le « Patriot Act » est revu à la baisse aux Etats-Unis (suspension de la collecte des données téléphoniques, entre autres) et où le site Wikileaks révèle la mise sur écoute des trois présidents français Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, démonstration éclairante des risques inhérents à ce projet de loi.

2Ce texte présente un enjeu officiel important : protéger les citoyens tout en garantissant le respect de leur vie privée et de leurs libertés.

Le gouvernement a proposé ce texte afin de donner un cadre législatif et juridique à des pratiques d’enquêtes et des techniques déjà mises en œuvre par les services de renseignement français : recours à des antennes (« imsi-catcher ») permettant d’intercepter des communications sur les téléphones mobiles, surveillance du web grâce à des « boîtes noires » installées chez les fournisseurs d’accès à Internet, emploi de balises de géolocalisation sans autorisation préalable, mise en place d’écoutes des détenus dans les prisons…

En outre, ces pratiques seront désormais contrôlées par une nouvelle autorité administrative indépendante, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR), dont l’influence sera limitée puisqu’elle n’aura qu’un avis consultatif, la décision finale revenant au Premier Ministre. Les policiers n’auront plus besoin de l’autorisation d’un juge pour surveiller au plus près un suspect potentiel.

Les militants des droits de l’homme, de nombreux magistrats, des autorités administratives indépendantes comme la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés)-qui n’a même pas été consultée sur le projet de loi-, le Défenseur des droits ou encore la Commission consultative des droits de l’homme sont opposés à ce texte qui va à l’encontre du principe républicain fondateur de séparation des pouvoirs (c’est le Premier ministre qui donnera l’autorisation de surveiller quelqu’un et non pas une autorité judiciaire) et ouvre la voie à une « surveillance de masse » généralisée. Plusieurs points du texte sont en infraction avec la Convention européenne des droits humains. Le Haut-Commissariat des droits de l’Homme de l’ONU est également très critique.

Les opposants au projet de loi dénoncent notamment le flou qui entoure la collecte des données personnelles, notamment sur internet, qui permet de connaître la localisation, les contacts et les préoccupations, y compris les plus intimes, d’une personne. Dans un arrêt du 2 septembre 2010, la Cour européenne des Droits de l’Homme souligne d’ailleurs qu’ « eu égard au risque d’abus inhérent à tout système de surveillance secrète, de telles mesures doivent se fonder sur une loi particulièrement précise, en particulier compte tenu de ce que la technologie disponible devient de plus en plus sophistiquée ».

Les missions des services de renseignement ont été étendues à la protection des « intérêts économiques et scientifiques » du pays, à la prévention des « violences collectives » ou à d’éventuelles « atteintes à la forme républicaine des institutions ». Or, ces notions ne font l’objet d’aucune définition précise.

J’ai ainsi signé, avec le groupe écologiste et d’autres députés, une saisine du Conseil constitutionnel qui devra examiner les nombreux points litigieux du texte et en valider, ou non, sa constitutionnalité.

Ce projet de loi représente une menace certaine pour notre société: une surveillance généralisée des comportements de chacun risque d’instaurer une société de défiance, qui conduit souvent à la violence et la brutalité, et pourrait même remettre en cause nos principes démocratiques fondamentaux.

Retrouvez sur mon site www.michelebonneton.fr :

• Une vidéo dans laquelle je reviens sur mon vote contre le Projet de loi renseignement (photo ci-dessous)

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• Un communiqué autour de ce même sujet

La Loi d’actualisation de programmation militaire (2015-2020)

Retrouvez sur mon site mon explication de vote en cliquant ici

La Loi NOTRe examinée en seconde lecture à l’Assemblée Nationale

La Loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale) a été adoptée en seconde lecture par l’Assemblée nationale, jeudi 2 juillet 2015, après un passage devant la commission des lois. Une commission mixte paritaire a ensuite été mise en place afin de trouver un accord entre les députés et les sénateurs et a abouti, jeudi 9 juillet 2015.

Le Sénat, en seconde lecture, avait en effet supprimé plusieurs dispositions du texte adoptées par l’Assemblée nationale et qui avaient été depuis rétablies par la commission des lois de l’Assemblée.

Parmi les principales évolutions du texte depuis son passage devant le Sénat:

Concernant les régions :

– Le transfert des transports non-urbains et scolaires, des lignes de fret, du transport ferroviaire marchandise, du Transport ferroviaire d’intérêt local ainsi que des ports départementaux vers les régions a été rétabli.

– Les procédures d’élaboration du Schéma régional de développement économique (SRDEII) et du Schéma régional d’aménagement et de développement durable du territoire (SRADDET) ont été rétablies. Un amendement écologiste intègre au SRAADET une stratégie régionale d’aménagement numérique du territoire.

– L’article qui prévoyait un renforcement du rôle des CESER (Conseil économique, social, et environnemental régional) a aussi été rétabli.

– La région redevient pleinement compétente en matière de tourisme, avec une élaboration conjointe entre régions et départements d’un schéma de développement touristique.

Concernant les intercommunalités :

-La Commission des lois avait rétabli le seuil des intercommunalités à 20 000 habitants, mais la commission mixte paritaire a de réduire ce nombre à 15 000 habitants, avec plusieurs dérogations (par exemple dans le cas d’un regroupement de communes dans une zone de montagne ou une zone insulaire, pour les zones à faible densité…).

– Les compétences obligatoires en matière de promotion du tourisme, et, à partir de 2020, de l’eau et de l’assainissement pour les intercommunalités ont également été rétablies.

Le texte de loi issu de la Commission mixte paritaire sera définitivement soumis au vote des députés le jeudi 16 juillet 2015.

Projet de loi ratifiant l’ordonnance relative à la mise en accessibilité des établissements recevant du public, des bâtiments d’habitation et de la voirie pour les personnes handicapées

Cette ordonnance, adoptée par l’Assemblée le 6 juillet 2015, est un complément à la Loi de 2005 sur l’accessibilité des établissements recevant du public (ERP) et des transports pour tous. Elle vise à permettre l’inclusion des personnes en situation de handicap, grâce à des outils pertinents et efficaces.

L’échéance du 1er janvier 2015 n’était pas tenable, le gouvernement avait donc décidé en 2014 de mettre en place, par ordonnances, un dispositif, l’ « Agenda d’accessibilité programmée » (Ad’AP). Il devait permettre aux ERP n’ayant pu effectuer les modifications nécessaires à temps d’obtenir un délai supplémentaire de 1 à 9 ans, avec un suivi des travaux assuré par une instance réunissant tous les acteurs du handicap. La question des moyens des collectivités locales pour répondre à leurs obligations était malheureusement restée sans réponse.

Cependant, l’ordonnance du gouvernement ne respecte pas les engagements pris lors des concertations avec les associations :

– la durée des travaux après approbation de l’Ad’ap ne devait pas excéder 9 ans, mais les ERP pourront finalement, « en cas de force majeure », prolonger encore ce délai.

– Les critères d’impossibilité technique qui ont été décidés excluent, selon les associations, la majorité des EPR de leurs obligations d’accessibilité.

– Un nouveau critère de dérogation a été introduit : la copropriété d’un immeuble d’habitation où exerce un médecin (ou toute autre profession libérale) peut décider de refuser d’engager des travaux d’accessibilité.

Concernant les transports, il était prévu que les arrêts jugés prioritaires soient mis en accessibilité avec des mesures de substitution (renforcement des moyens humains, bus afin de remplacer le métro…) pour les autres arrêts. Selon l’ordonnance, il n’est prévu finalement de mettre en place un service de substitution que pour les arrêts jugés prioritaires. Tous les autres arrêts (non prioritaires) ne seront pas obligés de faire l’objet de travaux en aménagements.

Face à ces reculs, et alors que la question des moyens n’est toujours pas clairement définie (quid de l’utilisation des fonds européens ? Quelles aides supplémentaires de l’Etat pour les communes en difficultés ou pour les transports ?), j’ai décidé de m’abstenir.

Mon agenda à l’Assemblée nationale :

3 juin : – rencontre avec le président du Conseil national du barreau, M. Pascal Eydoux.
– séance de questions au gouvernement.

4 juin : participation au séminaire : « Climat et charbon : le rôle de l’Etat actionnaire » à l’Assemblée nationale.

8-11 juin : examen de la Loi pour la Croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques (Loi « Macron ») par la Commission spéciale, dont je suis secrétaire.

9 juin : – Commission des affaires économiques : audition de M. Philippe Varin, président du conseil d’administration d’Areva.
– séance de questions au gouvernement.
– abstention sur la Loi de programmation militaire (2015-2020).

10 juin : – réunion de travail avec le président de l’ARCEP (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).
– séance de questions au gouvernement.
15 juin : participation à la réunion de la Fondation pour l’écologie politique afin d’évoquer la Cop 21 (photo ci-dessous).

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16 juin : – dans le cadre du Groupe d’amitié France-Birmanie, rencontre avec Mme Cheery Zahau, coordinatrice de projets et chercheuse au sein du Pyidaunsu institute for Peace and Dialogue.
– séance de questions au gouvernement.
– audition de M. Michel Combes, directeur général d’Alcatel-Lucent, et de M. Rajeev Suri, président-directeur général de Nokia, par la Commission des affaires économiques.

17 juin : – séance de questions au gouvernement.
– participation à une réunion interparlementaire à l’Assemblée avec les représentant-e-s de 22 parlements nationaux européens pour débattre des projets de Traités transatlantiques de libre-échange et, plus largement, de la politique commerciale de l’Union européenne (photo ci-dessous).

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23 juin : – séance de questions au gouvernement.
– participation à la soirée de débat organisée par EELV « La Maison brûle », autour du changement climatique, en présence d’Emmanuelle Cosse, la secrétaire nationale d’EELV et du président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone.

24 juin : – Commission des affaires économiques : table-ronde autour du « fait-maison ».
– réunion de travail autour de la thématique « Marché du travail: la grande fracture ».
– séance de questions au gouvernement.
– vote contre la Loi de renseignement, en examen dans l’Hémicycle.
– participation à un colloque sur les néonicotinoïdes à l’Assemblée nationale.
– rencontre avec les maires ruraux de France qui étaient rassemblés devant l’Assemblée nationale.

25 juin : réunion de la Commission supérieure des sites et des paysages, dont je suis membre.

29 juin-1er juillet : en séance à l’Assemblée pour l’examen de la Loi Notre.

30 juin : – réunion de travail pour évoquer les recommandations du Conseil d’Analyse Économique (CAE) sur la commande publique.
– séance de questions au gouvernement.
– réunion de travail avec la FNSEA

1er juillet : – réunion de travail avec le Club Bois et forêts.
– Commission des affaires économiques : audition du président d’Airbus Safran Launchers.
– séance de questions au gouvernement.

9 juillet : – Lecture définitive de la Loi « Macron », en Commission spéciale puis dans l’Hémicycle.

EN CIRCONSCRIPTION

Réunions publiques autour des Traités transatlantiques (TTIP-CETA) à Saint-Marcellin et à La Buisse

6J’ai organisé deux réunions publiques sur les Traités transatlantiques de libre-échange TTIP-TAFTA et CETA, à Saint-Marcellin le jeudi 11 juin 2015 (photo ci-dessus) puis à La Buisse le lendemain.

A Saint-Marcellin, devant une centaine de personnes dont beaucoup d’élus, les intervenants ont explicité les enjeux des accords transatlantiques et leurs conséquences probables sur notre quotidien (normes sociales, environnementales et de santé, justice et démocratie, économie, agriculture, libertés numériques…).

7Parmi les intervenants de la rencontre de Saint-Marcellin:
-Pascal Durand, député écologiste européen (à mes côtés sur la photo ci-dessus).
-Yves Echinard, économiste et Maître de conférences à Sciences Po Grenoble,
– Bruno Neyroud, producteur de lait et président de « Comité pour le Saint-Marcellin »,
– Alan Confesson, Conseiller municipal et rapporteur du vœu « Grenoble zone hors Tafta »,
– Georgette Ballouhey, présidente de l’Association des industriels du Sud-Grésivaudan.

8Au cours de la réunion publique de La Buisse, le vendredi 12 juin 2015.

La réunion de La Buisse s’est tenue en présence de
– Medhi Abbas, maître de conférences en économie à l’Université de Grenoble,
– Yann Quiniou, président de l’Union des Industriels et des Entreprises de la Région Voironnaise,
– Roland Revil, député suppléant,
– Françoise Soullier horticulture à Tullins, Présidente des Jeunes Agriculteurs de l’Isère.

Mon agenda en circonscription :

5 juin : – permanences parlementaires en mairies de Voiron et de Rives.
– inauguration de l’exposition de dessin de presse sur la problématique de l’eau à Pont en Royans.

6 juin : – permanences parlementaires en mairies de Saint-Marcellin et de Saint-Romans.
– présence à la Fête des Cerises à Moirans (photo ci-contre, au stand du Club des Baladins).
– visite du Petit marché de Céline à l’hôpital de Tullins, organisé par l’Association Cécile Descamps.

11 juin : réunion publique autour des Traités transatlantiques de libre-échange (TTIP et CETA) à Saint-Marcellin.

12 juin : – inauguration des nouveaux locaux de l’entreprise Stiplastics à Saint-Marcellin.
– réunion publique autour des Traités transatlantiques de libre-échange (TTIP et CETA) à La Buisse.

13 juin : – permanence en mairie de Chirens et rencontre avec deux représentants du collectif citoyen de Charavines qui milite pour le maintien de la présence postale sur leur commune et en Isère et Sylviane Colussi, 2ème adjointe au maire de Chirens en charge des finances et de la vie économique ; Conseillère départementale du canton du Grand-Lemps.
– remise de prix lors de la Fête du Sport à Rives.
– Inauguration des locaux rénovés de l’école de Saint-Romans (photo ci-dessous).

1016 juin : visite d’une classe CLIS (Classe d’Inclusion Scolaire) et des équipements (cantine) de l’école primaire Desmoulins à Tullins. Cette CLIS accueille des enfants handicapés et leur permet de suivre un cursus scolaire ordinaire.

19 juin : – permanences en mairies de Tullins et Moirans.
– Visite de la classe de CE2-C1 de l’école de Tèche qui présentait un livre virtuel réalisé suite à leur voyage à Paris.
– présence au concert de la chorale « Chanterives » à Saint-Lattier.

20 juin : inauguration de la réfection « Cœur de village » à Varacieux.

21 juin : – visite de l’exposition « La France philatélique pendant la Seconde Guerre mondiale » philatéliste » à Saint-Antoine l’Abbaye.
– présence au Festival Nord en Sud à Saint-Marcellin.

25 juin : inauguration des unités de chirurgie rénovées de l’hôpital de Voiron.

26 juin : – inauguration du 32ème Festival des Cultures du Monde et clôture des 1ères Fêtes Vertes et Or à Voiron.

27 juin : présence à l’anniversaire de l’Olympique Saint-Marcellin qui fête cette année ses 70 ans. Joyeux anniversaire !

29 juin : participation au séminaire Réseau patrimoine naturel de la FRAPNA Isère à Saint-Aupre.

2 juillet : A la rencontre des cyclistes du Tour de France Alternatiba à l’Albenc (photo ci-dessous).

133 juillet : Permanences parlementaires en mairies de Voiron et Voreppe.

4 juillet : – Permanence en mairie de Saint-Marcellin.
– Lors de la Fête de l’écologie à Voiron, organisée sur le thème « Agir pour le climat » (photo ci-contre).
– dialogue avec les acteurs de la soirée culturelle à Morette

6 juillet : – rencontre avec les Unions commerçantes de Moirans, Rives et Voiron.
– lancement de l’inventaire du patrimoine du Pays voironnais.

Je rends hommage aux victimes de la tentative d’attentat du 26 juin à Saint Quentin Fallavier dans le nord de notre département et marque ma solidarité avec la famille d’Hervé Cornara.

Je rends hommage aux pompiers : leur clairvoyance, leur sang-froid et leur courage ont permis d’arrêter le présumé coupable et de circonscrire les dégâts matériels en évitant une explosion.

Quel plan d’aide pour la Grèce?

Mercredi 15 juillet 2015

On ne peut accepter ni une division de la zone euro ni une division de l’Union européenne: ce serait contraire à ses valeurs fondatrices (solidarité, respect démocratique des peuples, etc.). La Grèce doit rester dans la zone euro, et la France agit dans ce sens.

Cependant, le compromis imposé à la Grèce nous laisse un profonde amertume. On demande encore au peuple grec beaucoup d’efforts, alors que les gens ont déjà beaucoup de difficultés à survivre. Ces mesures sont loin d’être pertinentes pour diminuer la dette; par exemple: la TVA sur l’hôtellerie et la restauration devra augmenter, ce qui pénalisera l’un des rares secteurs qui fonctionne bien…En imposant à la Grèce la vente de tous ses biens publics (pour 50 Milliards): on l’exproprie de ses propres biens; on se prépare à une vente future par appartements, comme après une saisie immobilière…

De plus, il y a beaucoup de préalables à respecter pour le déblocage de fonds, ce qui risque de tout faire échouer.

Quid des investissements productifs en Grèce? Qui de la lutte contre l’évasion fiscale? Quant à la restructuration de la dette, elle a à peine été évoquée: alors que Mme Lagarde, Directrice du FMI, a indiqué la semaine dernière que c’était une nécessité. A qui cela profite?

On peut se demander s’il ne s’agirait pas de punir les Grecs d’avoir voté à gauche…

Ce sont les raisons pour lesquelles je me suis abstenue, ce jour, lors du vote sur le plan d’aide imposé à la Grèce.

Quelles leçons tirer du référendum grec?

Le lundi 6 juillet 2015

Le peuple grec a dit un NON franc et massif au plan que lui proposait la « Troïka ».  Hommage au peuple grec qui a sauvé sa dignité et veut plus de justice sociale.

Cela oblige les instances européennes: il est urgent de négocier vraiment, sans occulter la renégociation de la dette grecque. Il est urgent de renégocier en écoutant le FMI dans l’intérêt de l’U.E et non par rapport aux intérêts particuliers de chaque État.

Il est nécessaire que la Grèce reste dans la zone euro. Si elle en sortait, les « marchés financiers » ne manqueraient pas d’attaquer d’autre États très endettés: leurs taux d’intérêt remonteraient et à leur tour certains subiraient le même sort que la Grèce. Ce pourrait être un effet domino destructeur. De plus, si la Grèce était isolée, d’autres pays tels que la Russie et la Chine pourraient bien y implanter de solides intérêts (accès à la Méditerranée, vente de gaz, etc.); quid de la présence de l’OTAN?

Il est urgent que l’UE stoppe l’évasion fiscale qui ruine les États; qu’elle fasse des investissements judicieux pour développer une économie utile aux peuples, qu’elle cesse la politique d’austérité actuelle qui ne fait que creuser la dette des États et monter les populismes et les sentiments anti-européens.

L’Union européenne a bien d’autres graves problèmes à traiter (chômage, stagnation économique, immigration), elle doit montrer avec le cas Grec qu’elle est capable d’entendre le message du peuple, de négocier dans l’intérêt général, de sortir de ses dogmes irréalistes et destructeurs.