Aux 50 ans de l’AEIAR (avec les Safer européennes) à Bruxelles, les 7 et 8 septembre 2016.

Les usages futurs des terres agricoles dans les zones rurales et périurbaines

Tel était le titre du colloque à Bruxelles les 7 et 8 septembre auquel j’ai assisté, organisé par l’AEIAR (Association Européenne des Institutions d’Aménagement Rural) (photo ci-dessous)

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Ce fut l’occasion d’écouter et d’échanger avec les représentants des SAFER françaises et leurs homologues européens.

img_0442Exposé du Professeur T Weith – Allemagne (AEIAR) : « Les enjeux futurs pour le foncier ».

Selon les pays, le contexte est différent. Par exemple, dans les anciens pays du « bloc de l’Est » subsistaient de très grandes fermes hérités des kolkhozes, souvent elles appartiennent à l’État et sont mises en vente au fil des années.

Le prix des terrains agricoles semble être partout à la hausse, il atteint des sommets en Wallonie (partie belge de langue française) à 50 000 – 60 000 euros l’ha de terre nue.

Malgré cette diversité, un constat s’impose partout : il existe une compétition croissante pour la possession de la terre, le modèle familial des fermes est en déclin, le nombre des exploitations individuelles diminue, les exploitations sous forme de sociétés sont en plein développement, ce qui pose la question de l’évolution vers une agriculture de capitaux.

Parallèlement, dans tous les pays européens, les outils de régulation existants (possibilités de contrôle du marché par les SAFER par exemple) sont mal adaptés aux transactions et marchés actuels, tout particulièrement en ce qui concerne les formes sociétaires (SCI, etc).

img_0445Ci-dessus, table-ronde sur les instruments de régulation du foncier agricole.

Tous ont demandé à pouvoir utiliser des outils de régulation mieux adaptés, afin de réguler les marchés du foncier et des structures agricoles.

En France, depuis 2013, je propose et je vote des amendements en ce sens.