L’OCDE affirme que la transition énergétique est bonne pour la croissance

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L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a adressé aux pays du G20 un rapport qui indique que l’investissement dans la lutte contre le changement climatique devrait bénéficier à la croissance de ces pays d’ici à 2050, avec en moyenne une augmentation de 2,8% du produit intérieur brut (PIB). Si l’on tient compte de la fin de certains effets néfastes du réchauffement, comme les dommages causés par les épisodes climatiques extrêmes, ce chiffre pourrait même avoisiner les 5%.

Le rapport de l’OCDE presse les pays de « passer à l’action maintenant », sous peine de devoir agir ensuite plus radicalement, avec le risque que cela n’engendre des perturbations économiques et environnementales profondes. Les pays du G20 sont tenus de prendre le leadership dans la lutte contre le réchauffement climatique, étant « collectivement à la pointe de la transition », rappelle l’OCDE. Ils réunissent en effet 98% des infrastructures d’énergie éolienne, 97% dans le photovoltaïque et 93% des véhicules électriques.

Ces pays peuvent agir en réorientant la recherche et le développement vers l’innovation verte, en supprimant les subventions aux énergies fossiles, en augmentant la taxe carbone et en développant l’investissement dans les infrastructures. Les surcoûts qui pourraient en découler seraient facilement compensés par les bénéfices en matière d’économie d’énergie, d’innovation et en matière de santé et de bien-être des populations.

24 mai 2017-Energies renouvelables : près de 10 millions d’emplois dans le monde

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Un rapport de l’Agence internationale pour les énergies renouvelables (Irena), publié le 24 mai 2017, annonce que le secteur des énergies vertes a représenté en 2016 9,8 millions d’emplois dans le monde, toutes filières confondues, soit une augmentation de près de 40% depuis 2012.

L’agence estime que « la baisse des coûts et les politiques mises en place » ont favorisé l’investissement et l’emploi dans les énergies vertes et table sur un total de 24 millions d’emplois d’ici à 2030, ce qui compenserait largement les postes disparus dans le secteur des énergies fossiles.

Le secteur photovoltaïque représente à lui seul près du tiers du total, soit 3,1 millions d’emplois ; il est suivi par les biocarburants (1,7 millions), les grands barrages hydrauliques (1,5 million) et l’éolien (1,1 million).

30 mai 2017-« Dieselgate » : l’Union européenne ouvre enfin la porte à une réforme de l’homologation des voitures

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Les ministres européens de l’économie, réunis lundi 30 mai 2017, viennent seulement d’ouvrir la porte à un accord sur la réforme de l’homologation des voitures, un an et demi après le scandale du « Dieselgate »: plusieurs constructeurs automobiles, dont Volkswagen, avaient reconnu avoir truqué certains moteurs diesel et essence afin de réduire frauduleusement les émissions polluantes lors des tests d’homologation.

Les États-membres doivent à présent arrêter un texte final (a priori pas avant l’automne) en association avec la Commission européenne et le Parlement européen, dont les ambitions initiales ont été fortement édulcorées par plusieurs pays européens dont les constructeurs automobiles sont mis en cause.

Le Conseil européen a décidé d’ajouter des tests pour les véhicules déjà en circulation pour compléter les classiques tests d’homologation, mais ce contrôle ne concernera qu’un « 1 véhicule sur 50 000 » mis en circulation l’année précédente, soit de 10 à 20 fois moins que les 20% de nouvelles immatriculations que défendait le Parlement européen.

Dans une situation de doutes ou de polémiques, la Commission européenne pourra contrôler des véhicules en circulation et imposer jusqu’à 30 000 euros d’amende à un conducteur si son véhicule émet trop d’oxyde d’azote (NOx). Cependant, cette procédure ne sera possible que si un État membre n’a pas déjà sanctionné, acquitté ou lancé une instruction contre le constructeur concerné. La Commission pourra également initier des rappels de véhicules en cas de fraude massive, mais avec l’accord préalable d’une majorité d’États.

L’attitude des États-membres dans ce dossier n’est pas acceptable : alors que le Parlement européen a fustigé le laxisme des gouvernements à l’égard de certains constructeurs, acteurs industriels clefs, le Conseil européen reproduit le même schéma en laissant également de côté la création d’une autorité commune afin de chapeauter l’ensemble des 28 instances nationales d’homologation.

23 mai 2017-L’ANSES préconise un renforcement des normes de qualité de l’air

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L’Agence nationale de sécurité sanitaire, de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) a rendu un avis, le 23 mai 2017, qui plaide pour des limites d’exposition aux particules fines plus strictes.

Alors que ces particules sont très dangereuses pour la santé (48 000 morts par an chaque année en France !), il n’existe pas de valeur limite journalière ni en France ni au niveau européen, alors même que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande de ne pas dépasser 25 microgrammes par mètres cubes d’air (25μg/m3) d’exposition journalière plus de 3 jours par an, et 10 microgrammes par mètres cube d’air (10μg/m3) en moyenne annuelle.

La France et l’Europe dépassent encore largement ces normes avec des moyennes annuelles qui atteignent 25 microgrammes par mètres cubes d’air (25μg/m3).

Outre les effets de l’exposition aux particules fines sur la santé respiratoire et cardiovasculaire, l’ANSES pointe également ses effets à long terme et leur lien avec le développement de maladies neurodégénératives, de troubles cognitifs ainsi que de certaines maladies chroniques comme le diabète.

Un document publié en 2016 par Santé Publique France (ex-Institut de veille sanitaire) indique aussi que le respect des normes fixées par l’OMS pour les particules fines permettrait d’éviter près de 18 000 décès chaque année.